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Le Nuancier des Possibles : les "Couleurs Primaires"

12 mars 2017 par
Le Nuancier des Possibles : les "Couleurs Primaires"

Trop longtemps, le chai a été gouverné par la grammaire du tonnelier. « Chauffe moyenne », « grain fin » : un vocabulaire né à l’atelier, imposé en cave, et finalement étranger à ceux qui comptent le plus, le vinificateur.

L’erreur est fondamentale. L’œnologue n’a pas à maîtriser le métier de tonnelier. Cette charge nous appartient.

Chez AMÉDÉE, nous avons bâti toute notre philosophie autour d’un renversement simple : plutôt que de demander aux vinificateurs de s’adapter au langage du bois, nous adaptons le bois au langage du vin.

C’est, je dois l’avouer, l’expérience de vinifier mes propres vins qui a cristallisé cette conviction. Commander une « chauffe moyenne » à trois tonneliers différents, c’est obtenir trois vins entièrement différents. L’imprécision n’est pas un détail ; c’est le système lui-même. Et de cette variable, nous avons choisi de nous départir.

C’est ainsi qu’est née la notion de « Couleurs Primaires ».

Le concept tire sa force d’une analogie : tout comme le peintre ne travaille pas avec une « couleur » indéfinie mais avec des pigments précis et isolés, le jaune de cadmium, le bleu de cobalt, le rouge alizarine, le vinificateur devrait pouvoir travailler avec des composants du bois définis et isolés.

Structure (#10). Expression du fruit (#12). Rondeur vanilée (#13). Profondeur torréfiée (#24). Chaque référence n’est pas un additif ; c’est une fréquence, une note pure dans un registre qui, jusqu’ici, restait sans accord.

La conviction est la suivante : un vin ne souffre pas d’un manque de « bois ». Il souffre d’un déficit de tension, de lumière, d’enrobage, d’assise tannique. Nommer ces absences avec précision est le premier acte de la maîtrise.

En plaçant cette palette entre les mains des œnologues, AMÉDÉE leur a rendu ce que le vocabulaire du tonnelier avait pris : la clarté, le contrôle, et la liberté de composer.

La maîtrise demande du temps et elle commence ici : par le choix du pigment juste, pour que le geste en cave ne soit plus une négociation avec le bois, mais une affirmation du vin.

BARREL-PROTECT® et l'environnement : les travailleurs du chai, l'eau et la planète